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Son église

 

 

 

 

 

Elle date probablementdu 11ème siècle, époque à laquelle Etienne de Chaliers dont on fait mention en 1044 aurait fait don de l’église et de la paroisse de Chaliers à La Chaise-Dieu en Haute Loire. L’abbaye de la Chaise-Dieu a été fondée par un Cantalien, Robert de Turlande, possédant un château près de Pierrefort dont il ne reste rien aujourd’hui. Un document d’archives daté de 1261 lie le prieuré de Chaliers, souvent avec un seul prêtre chargé de l’administration de la paroisse et de la perception de la dîme, à l’abbaye de la Chaise-Dieu.

C’est un mélange de style roman et gothique.

Le portail est roman avec ses arcatures en boudin bichromes supportées par des colonnes à chapiteaux corinthiens.

 

 

Ce portail important laisse penser qu’à l’origine, il était fait pour une église paroissiale et non pour une église à usage seigneurial. L’extension avec la chapelle gothique, à gauche du cœur, révèle qu’à cette époque les seigneurs dont le château était à proximité immédiate avaient acquis des droits sur l’édifice.

 

 

La porte latérale extérieure (murée) porte en effet la date de 1581 et le blason des APCHIER.

 

 

On peut remarquer sous le porche et dispersées dans la maçonnerie, des pierres de tuf volcanique rose comme on en voit dans certaines églises du Velay. C’est une caractéristique originale et peu habituelle dans le Cantal mais n’oublions pas que l’église était la possession dela ChaiseDieusous l’ancien régime.

 

 

 

Le porche et les contreforts l’encadrant ainsi que les murs de la façade sont également d’époque romane. A l’intérieur, les colonnes engagées qui servent d’appui aux arcs gothiques de la voûte sont aussi probablement romanes. Elles ont été débarrassées postérieurementde leur chapiteau lors d’une réfection de la voûte. Ce sont des arcs d’ogive qui prennent appui sur le sommet de ces colonnes, formant des croisées d’ogive représentatives des constructions gothiques. Cependant, la voûte n’est pas en pierre mais en charpente de bois.

 

 

 

L’église était à l’origine consacrée à Saint Blaise. Blé se dit « bla » en patois et Blaise en devient le protecteur par simple homonymie. (Van Gennep, « folklore de l’Auvergne et duVelay »). Blaise est ensuite évincé par Saint Roch. Ce saint guérisseur a connu une ferveur immense dès le 16ème siècle en Auvergne, époque où la peste faisait encore des ravages. Après la disparition des grandes épidémies, à partir du 18ème siècle, son pouvoir de protection glisse insensiblement vers les animaux. On remarque d’ailleurs une statue de Saint Roch flanqué de son chien dans l’une des chapelles de l’église avec également la miche de pain, la plaie due à la peste sur sa jambe, le bâton de pèlerin...Autant de codes iconographiques que les peintres et les sculpteurs respectaient afin de permettre à chaque croyant d’identifier le saint sans problème.

Par la suite, l’église semble avoir changé de titulaire puisque c’est aujourd’hui Saint Martin alors que la fête patronale honore Saint Jean.

 

Les quatre chapelles, toutes construites sur le côté nord de la nef, y ont été adjointes à des époques différentes.

 

La première qui contient le baptistère daterait du 14ème ou du 15ème siècle. Les chapiteaux sont sculptés de têtes. Les ouvertures jumelées de la fenêtre étonnent car elles sont de forme romane. Elles ont pu être « rapportées ».

 

La seconde dont les chapiteaux sont sculptés de décors inspirés de plantes, pourrait dater du 16ème siècle, période dela Renaissance.

Les retables de bois de ces deux chapelles évoquent un style « baroque populaire » avec lesstatues de Saint Jean-Baptiste et de Saint Roch.

 

La troisième pourrait être de la même époque que la première, soit du 14ème ou 15ème siècle.

 

La quatrième occupe le transept nord du chœur. Le bel enfeu dit de « Mercoeur » est de facture « gothique flamboyant » de même queles pieds droits de basalte nervurés d’un portail qui devait fermer la chapelle. C’est aussi une particularité remarquable de cette église de village.C’est là qu’on peut repérer la porte murée avec l’écusson des APCHIER au-dessus et la date de 1581.

On remarque sur le tombeau les armoiries des APCHIER : trois tours crénelées dont celle du milieu plus élevée et flanquée de deux haches. Mais rien qu’on puisse imputer spécifiquement aux MERCOEUR, duché duquel dépendait la seigneurie de Chaliers. L’enfeu servait de caveaux aux seigneurs de Chaliers.

 

La nef a été en partie reconstruite en 1770. Elle est soutenue par des contreforts armoriés à leur sommet. Ce sont les écussons des seigneurs de Chaliers : les APCHIER et les PRADINES.

 

Le mobilier de l’église est intéressant notamment l’hôtel en bois sculpté du 11ème siècle qui serait l’œuvre d’un ébéniste religieux de Saint Flour, PUECH. Mais était-ce le père ou l’un des deux fils exerçant le même art. L’un d’eux s’est exilé plus tard en Argentine où il a créé un autel renommé.

 

 

 
 



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